lundi 11 juillet 2011

Rue numéro 3 ; rue Malpighi.


 
C’était un soir d’automne,
Seul, prés des Sables d’Olonne,
Je promenais ma déglingue,
Mes humeurs comme un flingue…
Je rencontrais Peggy,
Fille unique de Guy,
De l’Anglaise Meredith,
Peggy, peau de pêche blanche et cœur graphite…
 
Elle habitait les moches
Blocs, paysage qui cloche,
Qui donnaient à la mer
Sous les flots des ulcères…
Mais la petite Peggy,
Fille unique de Guy,
De l’Anglaise Meredith,
S’en fout et divague dans les vagues la petite…
 
Refrain
Peggy la petite
Et sa mère Meredith,
Étaient mes deux amours inédites…
 
Jouant  sur les trois tableaux,
Les marines de Guy, l’eau
De sa gouache, la petite,
Et aussi Meredith,
Fatigué, j’abusais
D’un whisky écossais
Aux douceurs hypocrites,
Sa robe, dans l’air flottée au Dalmore d’âge limite…
 
Le soir, tout alangui
Dans la rue Malpighi,
Je pense à ces divines
Quand le spleen s’obstine…
Qu’est l’Anglaise Meredith
Devenue, la petite
De moi se languit
T’elle et que voit de plus beau le peintre Guy…
 
Peggy la petite
Et sa mère Meredith,
Étaient mes deux amours inédites…
Peggy la petite
Et sa mère Meredith,
Étaient mes deux amours inédites…
 
Le soir, près des Sables d’Olonne,
Seul, je promène ma déglingue
Du printemps jusqu’à l’automne,
Et mes humeurs comme des flingues…

TAMA. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

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