Au fond, est-ce l’impasse là où tu restes ?
Petite vie bien plus grande quelle,
Ce que tu dis tout en cachette, du bout d’un geste,
Du bout des yeux sans un sourire parce qu’il se fêle,
C’est à peine si on l’entend
Soufflé de tes lèvres de vent…
Plus loin de l’ocre et la poussière des pistes
Plus loin des cendres algériennes,
Des vies que des larmes un peu fausses anéantissent
Quand dans tes yeux, tes plafonds fondent sur le ciel…
Que fais-tu enfant de personne ?
Pourquoi tes bras font des gestes d’hommes ?
REFRAIN
Idrissa, Idrissa…
Mais quand arrivera le soir
Après un jour comme les autres,
Il s’endormira…
Au fond d’une impasse des tables de bois,
Peut-être des filets de voix…
Ce qu’il s’y dit, toujours pareil, secrètement
Est une pointe du regard d’Idrissa l’enfant…
Il imagine ses rires en sortant de la soute
Et le bruit de ses pas dans les rues d’occident,
Les maisons d’Europe et leurs toits qui s’égouttent…
Sa voix est si douce, tout le monde l’entend,
Et les bouches disent « oui » et les yeux « sans doute »…
Idrissa, Idrissa…
Mais quand arrivera le soir
Fatigué comme dix hommes,
Il s’endormira
Après un jour comme les autres
S’endort Idrissa…
Au fond de l’impasse, là où tu vis,
Le plus faible des soleils assomme,
Idrissa , mince comme l’ombre d’un fusil,
Sur ces gardes, fait des gestes d’homme…
Mais que fais-tu enfant de personne ?
Pourquoi tes bras font des gestes d’hommes ?…
Idrissa, Idrissa…
Mais quand arrivera le soir
Fatigué comme dix hommes
Il s’endormira…
Après un jour comme les autres
S’endort Idrissa…..
API. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.