mercredi 27 juillet 2011

Le bailleur …

 
A bien y regarder ce qu’il reste à faire, c’est l’état des lieux…
Un taudis est notre planisphère et la bataille au milieu…
Alors où sont tous les locataires abrités derrière les cieux...
Les nuages, ma petite gomme
Ne sont pas à hauteur d’hommes..
 
L’air, le sale air et les vilaines odeurs passent par les fenêtres…
La tapisserie est imprimée de fleurs fanées mais champêtres…
Les gens dehors sont des acteurs tentés par l’altimètre…
Mais les nuages sur l’aéroport
Sont pleins d’angles morts...
 
Le bailleur se cache sous sa barbe et sa moustache, nous trompe sans panache
Sous la gouache bleue, cette bâche qui se gâche…faut-il que l’on se fâche ? …
il y a des trous partout, des tâches sur les cœurs que l’on arrache
notre plafond s’écaille
que remplace la grisaille…
 
Les gens dehors sont emplis de nostalgie, rêvent de mers et de frégates
Mais l’argent, cette belle antalgie, les rend plus soumis que pirates…
Allergies, énergies, écolos, léthargie, assomment l’aristocrate…
Tout cela, ma petite gomme
N’est jamais à hauteur d’hommes…
 
A bien y regarder ce qu’il restait à faire, c’était l’état des lieux…
Des gaz et des mots d’amour dans l’atmosphère, des poussières dans les yeux…
Tes larmes, mes larmes et nos larmes, la rivière et un mot d’adieu…
Les nuages, ma petite gomme
Ne seront jamais à hauteur des hommes…

PLICM. . Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Samt (ar-râs) chemin au-dessus de la tête…pour les 5 ans du Zénith de Caen.



 
On est tous là  pour une fois,
Patients et on peut attendre…
On rentre tous sous le même toit,
Tous égaux et sans  prétendre
Que la beauté des différences
Des nuances de la peau
Font pencher les gens qui pensent
Qu’elle veut nous faire la peau.

Tout conte fait, on s’exclame
Sur le chemin au-dessus des têtes…
Qu’il y a bien plus que nos âmes
Pour soutenir sans se connaître,
Les beautés des différences,
Il n’y a que la couleur des mots
Qui font changer nos danses…
L’ombre est la même pour toutes les peaux…

 REFRAIN.
Ce soir, idées mêlées de sens mêlés
L’idée de cent sangs mêlés
L’idée met là sans t’emmêler
Mets en, tout le temps…mets-les…

On pose du cœur dans nos mains…
On applaudit et caressé
Ce tant de cœur à nos mains
Vont pour les heures mal ensoleillées
On se serre, on se touche,
Il y a de l’amour sur nos bouches,
Il y a de la place à l’opposé
Mais, mais, mais si peu éloigné…

Ce soir, idées mêlées de sens mêlés
L’idée de cent sangs mêlés
L’idée met là sans t’emmêler
Mets en, tout le temps…mets-les…

Tellement d’or dans nos têtes
Et d’émotions qui font sourire
Qu’au chemin sur nos têtes,
Il y a l’amour qui y respire…
La beauté d’une différence
De ma peau à ta peau
C’est pour ce soir et la vie danse,
Ses cavaliers, « c’est nous tous beaux »…

Il y a des contrastes  dans nos gestes
Et tant et tant qui n’en font qu’un,
On sera quoi faire du reste,
Ça en fera parler certains
Qui voient nos différences
Se prendre n’importe quelle peau,
La scène à laquelle on pense
Met la couleur sur nos peaux….

Ce soir, idées mêlées de sens mêlés
L’idée de cent sangs mêlés
L’idée met là sans t’emmêler
Mets en, tout le temps…mets-les…

Ce soir, on ne regarde pas à la dépense,
L’habit ne fait pas la peau,
Ce soir, c’est la vie qui danse,
Ses cavaliers, »c’est nous tous beaux »…
De l’or des cadences
Aux faux de nos oripeaux
On s’arrangera de toutes les danses
Des millions d’âmes du vaisseau…

Ce soir, idées mêlées de sens mêlés
L’idée de cent sangs mêlés
L’idée met là sans t’emmêler
Mets en, tout le temps…mets-les…

ACA. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

« L’innélégant »

 
Antépénultième ? …
Peut-être !
A l’extrême ?
Peut-être,
Mon chou…
Et,
Est-ce que je t’aime
Autant allongée
Que debout ? ….
 
Que dire des rencontres ? …
C’est bien
Du début
A la fin…
Mon chou
Mais
Est-ce que je t’aime
Autant allongée
Que debout ? …
 
J’aime, je fais des barèmes,
Bohème, « je clairseme »…
D’une à l’énième…
Qui suis-je moi-même ? …
 
La combientième ? …
Je m’empêtre ! …
La ixième,
Peut-être ! …
Mon chou…
Et,
Est-ce que je t’aime
Autant allongée
Que debout ? …
 
Que dire des rencontres ? …
C’est bien
Du début
A la fin…
Mon chou
Est
Celle que j’aime
Autant allongée
Que debout …

EAF. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Océans.

 
Océans,
Tes eaux,
Tes vagues,
Ces couteaux…
Ha long,
Trop loin
Si longue
La  baie
Si bien
Posée…
Indien…
 
Tu iras,
Marin monarque,
Sur les barques
D’Essaouira…
 
Océans,
Ton eau
Si douce,
Ton drapeau…
Trop loin,
Si longue,
Trop longue,
La baie,
relique
Posée,
Pacifique…
 
Tu pars
Vers les sultans,
Tu vogues en
Badan safar…
 
Océans,
Tes eaux
Aux vagues
Lambeaux…
Si longues,
Si loin,
Trop loin,
Tes baies,
Ces suppliques
Osées,
Atlantiques…
 
Tu perds pied
Et la tête
Mais tu t’entêtes
En dahabieh…

ALMQJ. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Je n’aime pas ce qu’il y a de posé sur tes cordes vocales.

Tu te tais et pourtant,
Les mots sont tentants,
Le silence tout autant…
Je me tais en étant
Un instant distant
Irritant hésitant…
 
Refrain.
Qu’est-ce que me disent les étoiles ?
Rien, elles ne me disent rien…
Qu’est-ce que me dit la lune ?
Elle ne me dit rien non plus
Et toi qu’est-ce que tu me dis ?
Je ne t’aime…je ne t’aime plus…
Les sanglots, les silences et les cris s’y intercalent…
Je n’aime pas ce qu’il y a de posé sur tes cordes vocales.
 
Négation entêtante,
Cette phrase est tentante,
Le silence tout autant,
Je me tais en n’étant
Plus, mais un instant
Toi non plus, tu dis tant…
 
Qu’est-ce que disent les étoiles ?
Rien, elles ne me disent rien…
Qu’est-ce que me dit la lune ?
Elle ne me dit rien non plus
Et toi qu’est-ce que tu me dis ?
Je ne t’aime…je ne t’aime plus…
Les sanglots, les silences et les cris s’y intercalent…
Je n’aime pas ce qu’il y a de posé sur tes cordes vocales.
 
Je me tais et pourtant…

AF Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

mardi 26 juillet 2011

www.juliette.fr.



Les quelques lettres d’amour qu’on se dit,
Ces phrases défilant sous le verre dépoli
S’impriment dans le bruit, le cliquetis
Des touches d’un clavier azerty…

Mieux caché, moins timide ou indécis,
On étale sur ce papier les mots jaunis
De ce côté fardé, cette autre vie
Qu’on n’osait démaquiller les yeux rougis…

 Refrain
C’est vrai qu’on y manque pas d’air
Sur ce piano,
On déballe tous nos critères
Des laids aux beaux,
Les formes de nos panthères,
Le grain de peau,
Quel effet de paratonnerre,
Ces quelques mots…
Ah ! tous ces rêves qu’on aère,
Les pieds dans l’eau
Sans parsemer nos affaires
Sur le sable chaud….

Double v, double v, plus de souci,
Double v point fr, petite amie,
On effeuille sur les touches azerty
La fleur aux tons passés, ah ! la folie…

On se fait tous un film des mots exquis
Des tombeurs de Juliette à l’infini
Et des mots au sucre naïf de Roméo
Mais glacé sous le verre les rodéos…

C’est vrai qu’on y manque pas d’air
Sur ce piano,
On déballe tous nos critères
Des laids aux beaux,
Les formes de nos panthères,
Le grain de peau,
Quel effet de paratonnerre,
Ces quelques mots…
Ah ! tous ces rêves qu’on aère,
Les pieds dans l’eau
Sans parsemer nos affaires
Sur le sable chaud…..

On trébuche, on s’en lasse de ce mentor,
Juliette sans l’enlacer, lasse s’endort…
Alors on s’taille des épaules, des traits malhonnêtes
Sur lesquelles écrivent nos futures conquêtes…

On parle même entretien de notre bronzage
Même si la pluie s’acharne sur le paysage
Et on s’ajoute parfois des sillons d’usure,
Quelques souffrances au cœur qui rassurent…

 C’est vrai qu’on y manque pas d’air
Sur ce piano,
On déballe tous nos critères
Des laids aux beaux,
Les formes de nos panthères,
Le grain de peau,
Quel effet de paratonnerre,
Ces quelques mots…
Ah ! tous ces rêves qu’on aère,
Les pieds dans l’eau
Sans parsemer nos affaires
Sur le sable chaud…..

ATLM. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

La corniche.

 
Dans le dépliant,
Il y avait une fiche
Qui parlaient des paysages
Luxuriants,
La mer, les sapins bleus et verts,
Les étés chauds, les doux hivers,
Les gens souriants, en fin de fiche
Il parle de la route de la corniche…

Refrain. 
A droite la mer,
Son bleu chimère.
A gauche, la guerre…
A droite, c’est bleu,
A gauche sévères,
Des traces, des trous, la misère.
 
Les gens sont souriants
Comme sur une affiche
Mais c’est un camouflage
Terrifiant,
La mer, les sapins bleus et verts,
Les étés chauds, les doux hivers,
Le sourire sur les gens, c’est un postiche
Pour rouler sur le bord de la corniche…
 
A droite, la mer,
Son bleu chimère.
A gauche, la guerre,
A droite, c’est bleu,
A gauche sévères,
Des traces, des trous, la misère.
 
Dans le dépliant,
Pliée une affiche
Terne et sans bariolage
Humiliant,
Leur mer, les sapins bleus et verts,
Leur pays chaud aux doux hivers,
Les ruines près des gens et les friches
Qui bordaient la route de la corniche.
 
A droite, la mer,
Son bleu chimère.
A gauche, la guerre,
A droite, c’est bleu,
A gauche sévères,
Des traces, des trous, la misère.
 
FLSPLT. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Bonnie, Hyde, Jekyll et Clyde…



 
Sortir mon flingue et flinguer,
Sans dialoguer ni me faire alpaguer…
Ma Bonnie intriguée
Me dit…je t’aime car t’es un vrai cinglé…

 
Tout envoyer valdinguer,
Les abrutis, les cons, les distingués,
Les gens qui me narguaient…
Elle que je connais par cœur, cet étranglé…

 Refrain.
Elle, ma Bonnie facile
Qui par mon côté Hyde
Efface le père Jekyll
Et met à la place Clyde…
Mai 34, me faire flinguer,
Seul une balle séparera
Mon bon côté
Du mauvais…

 
Sortir mon flingue, divaguer
Sur les routes, l’embrasser et zigzaguer,
Ma Bonnie, elle tanguait
De plaisir et de vengeance s’aveuglait.

 
Tout envoyer valdinguer,
Surtout tous les cons sans épiloguer,
Les gens les subjuguer
Et mourir sans finir sur la chaise sanglés…

 
Elle, ma Bonnie facile
Qui par mon côté Hyde
Efface le père Jekyll
Et met à la place Clyde…
Mai 34, me faire flinguer,
Seul une balle séparera
Mon bon côté
Du mauvais…
Mai 34 a séparé
Mon bon côté
Du mauvais.

ABEV. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

La danse.

 
Nous n’avons plus dansé
Depuis longtemps, ensemble,
Est-ce si insensé
Pour que mes mains en tremblent? ,
Heureux que cela vous plaise
Plus que mes chansons,
Vaut-il mieux que je me taise
Pour que nous nous aimions ? …

Refrain. 
Une danse qui compense,
Qui efface les offenses
Si lents si denses
Nos pas intenses…
 
Nous n’avons plus dansé
Depuis longtemps, ensemble,
Est-ce si insensé
Pour que mes mains en tremblent? ,
Heureux que cela vous plaise
Plus que mes chansons,
Vaut-il mieux que je me taise
Pour que nous nous détestions ? …
 
Une danse qui compense,
Qui efface les offenses
Si lents si denses
Nos pas intenses…
 
Effacent notre amour
En un tour….

ANVDO. le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Les marchands de poudre ultime

 
Tout au début du voyage…
 
Engourdi, tête pesante,
Marqué par le soleil,
Pour les plaies gênantes,
Il n’a pas son pareil,
Ne pas m’en occuper,
Simplement continuer,
Je cours vers la forêt
Dense et inondée
Par un fleuve à l’eau souillée,
Ne pas me retourner,
Simplement continuer,
 
Je marche en trébuchant
A côté des marchands
De poudre ultime,
Ces trafiquants
Au cœur du crime,
Convaincants.
 
Une courbe puis après
Une eau douce plissée
Semble se relever
D’une note salée,
Va t’on en profiter
Puisqu’on est arrivé ? ,
Ça me délivre un instant
Du découragement,
Et j’oublie toute idée
De me laisser couler,
Dans l’autre monde sombrer,
Facile facilité,
 
Je marche en trébuchant
A côté des marchands
De poudre ultime,
Ces trafiquants
Au cœur du crime,
Convaincants.
 
Et ces heures de tant de jours
Sous l’équateur parcours
Aux pentes imprégnées
D’odeurs résignées,
Je m’en souviendrais,
Comme des sueurs et puis
Des semaines de vie…
 
Je marche en trébuchant
A côté des marchands
En oubliant
La poudre ultime
Des trafiquants
Au cœur du crime,
Convaincants.
 
AMS. le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Pas de pas.

 
Pas de pas,
Pas de pas,
Pas de pas,
Pas de pas…
Ce soir, on va tout changer
Pour des  mots d’insurgés,
Pas de pas, pas de code,
Des gestes aux antipodes,
Érotomanes
Aux flots chauds de danses profanes…
 
Refrain.
Rien que du beau,
Des corps sur le sol,
Des bouteilles et des lambeaux,
Rien que du beau
Sans protocole…
 
Pas de pas (x4)…
On dansera explicite
Du jour à l’anthracite,
Pas de code, pas de code,
Des gestes électrodes,
Toxicomanes
Des flots chauds des danses profanes…
 
Rien que du beau,
Des corps sur le sol,
Des bouteilles et des lambeaux,
Rien que du beau
Sans protocole…
 
Pas de pas (x4)
Des strip-teases désarmants
Dans ce monde chloroformant,
Pas de pas, pas de code,
Des danses qui incommodent,
Diaphanes
Ces flots chauds de danses profanes…
 
Rien que du beau,
Des corps sur le sol,
Des bouteilles et des lambeaux,
Rien que du beau
Sans protocole…
 
Pas de pas (x8).

ANDO. le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

A jamais.



 
Je t’aime pour,
Je t’aime pour
Jamais,
Toujours pour,
Toujours pour,
La nuit,
Un temps
Seulement…

Aimer, c’est aérien,
Un mélange bactérien,
C’est une addition
A une, deux, trois accumulations…
Aimer parfois, c’est combien,
Même parfois rien,
C’est une division
De soi, une abrasion.
C’est au cœur,
Le va et vient,
Et ailleurs
Aussi bien…
Ça rime à va,
Ça rime à viens…

 Je t’aime pour,
Je t’aime pour
Jamais,
Toujours pour,
Toujours pour,
La nuit,
Un temps
Seulement…

 Aimer, c’est aérien,
Un mélange bactérien,
C’est une addition
A une, deux, trois accumulations…
Aimer parfois, c’est combien,
Même parfois rien,
C’est une division
De soi, une abrasion.
C’est au cœur,
Le va et vient,
Et ailleurs
Aussi bien…
Ça rime à va,
Ça rime à viens…
 
ANA. le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

lundi 25 juillet 2011

Le cas chaos.

 
Tout est lisse
Même à coup de
Dizaines de morts
Et ça glisse
A coups sûrs
Sur les corps…
 
C’est le chaos,
Le knock-out,
Le k-o,
Mais ils s’en foutent,
Le cas chaos,
C’est rigolo…
 
C’est ainsi,
Les cons tiennent
De l’infini,
Loin d’ici
Se contient
Le banni.
 
C’est le chaos,
Le knock-out,
Le k-o,
Mais ils s’en foutent,
Le cas chaos,
C’est rigolo…
 
C’est l’ode à l’exode
Dont les gens s’accommodent
Quant aux antipodes
Même mode et méthode
On en fait des épisodes.
 
C’est le chaos,
Le knock-out,
Le k-o,
Mais ils s’en foutent,
Le cas chaos,
C’est rigolo.

AFGC le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Les cabines de plage.



 
D’écumes, c’est tout,
Les vagues dessous,
Sur la plage,
Les cabines,
Amarrage
D’hautaines gamines,

 

Hautaines, c’est tout,
Le vernis, dessous,
L’ajustage
Qui trottine
A leur âge
C’est du snobisme pour coquines,

  
Qui dans les cabines de plage
Ont caché un jour
L’apprentissage
De l’amour,

 
Les vagues dessous
L’écume, c’est tout,
De la rage
De voisines,
Amarrage
De leur routine,

 
Sale mine, c’est tout,
Le cœur dessous,
Sur la plage,
Les cabines,
Ancrages
Des nouvelles clandestines,

 
Qui dans les cabines de plage
Ont caché un jour
Le lynchage
De l’amour.

ACS. le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

La dixième rester à terre

 
L’étau se resserre,
Une fois à terre,
Se relever
Et rêver.
Mais au fond des artères,
Deux fois à terre,
Des passagers
Déglingués.
Dans les fougères
A travers une verrière,
Trois fois à terre,
Regarder,
Hébéter
Le ciel.
Au fond de mes viscères,
Ce que j’espère ? ,
Me relever
Et rêver.
Quatre ou cinq fois à terre
Mauvais écuyer, j’erre
Léger hétéroptère,
Je regarde l’éther.
Une autre fois à terre,
La peur sudorifère,
Je suis lâche et
Je pleure et
C’est tout.
La septième fois par terre
Une douleur éphémère
Huit, neuf fois
La dixième…la rivière
Et sous terre.
 
PME. le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Aline et Alain.

Aline et Alain,
L’un dans l’autre,
Sont faits l’un
Pour l’autre.
 
Aline et Alain
Ont faim
L’autre de l’un.
 
Alain et Aline
L’une avec l’autre
Nitro et glycérine
comme d’autres…
 
Alain et Aline,
Câline
Combine.
 
Aline et Alain,
L’un sur l’autre,
Le dédain
Pour l’autre.
 
Aline et Alain,
La fin
L’autre de l’un.
 
Aline et Alain,
Loin de l’autre,
Le béguin
Pour d’autres.
 
Alain et Aline
S’obstinent
Et déclinent.
 
Alain la câline
Pour Aline les câlins,
Mais le temps ratatine,
Rend l’amour alcalin.

PMA. le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

vendredi 22 juillet 2011

Les poses.

 
J’aime ces chansons lentes,
Ces mimiques narquoises,
Sa voix suave qu’accidente
Le tabac des Gauloises.
Toutes ces poses lascives
Dans le saxo doux,
Ces phrases corrosives
Et ces cheveux roux.
 
Elle, c’est Léa,
Non malléable,
La femme jazz,
Boucles rousses
Et doigts topaze.
 
J’aime ces mélodies douces
Que sa voix apprivoise,
Chaque mot qu’elle émousse,
Qu’elle ébrèche aux Gauloises,
Ses poses répétitives
Si le saxo doux
Aux notes inhibitives
Calment ces remous.
 
Elle, c’est Léa,
Non malléable,
La femme jazz,
Boucles rousses
Et doigts topaze.
 
J’aime ses lèvres qui m’aguichent
Où derrière s’entrecroisent
Les notes du Drumguish
Et la brume des Gauloises,
Ces  poses suggestives
Quand le saxo doux
De ces notes adhésives
Dessine ces dessous.
 
ACF. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

La sonnette, (ou deux sonnettes).

 
La sonnette sonne,
Mais personne
N’entend,
Et jamais ne tonne
A présent.
Chaque larme cogne
Sur ce temps-là
Mais le monde ivrogne
N’entend pas.
 
Le serpent s’immisce
Dans les interstices
De ton désespoir,
Et tes larmes tombent,
Son vacarme gronde
Pour un soir.
 
La sonnette sonne
Mais personne
N’entend,
Et jamais ne tonne
A présent.
Chaque larme cogne
Sur les portes
Mais le temps charogne
Les déporte.
 
Le serpent s’immisce
Dans les interstices
De ton désespoir,
Et les larmes tombent,
Son vacarme gronde
Pour un soir.
 
La sonnette sonne
Mais personne
N’entend,
Et jamais ne tonne
A présent…
 
AGD Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

Robbie de Nairobi 3…

 
Ocre des murs
Et rouille des toits,
Robbie naquit
Dans cet endroit
Aux murmures
De ces émois,
Ces quelques tôles
l’abritent
Des nuages de latérite…
 
Dans d’autres murs,
Sous  d’autres toits,
Frise la vie,
Vivent les proies
Que capture
Lion le roi.
 
Refrain.
Robbie naît à Nairobi…
Nairobi où Robbie nait…
 
Paille en mur
Et boue des toits
Font des abris
Pour quelques mois
Des sculptures
Où j’entrevois
Les fumerolles
Qu’agitent
Des petits vents insolites…
 
Robbie naît à Nairobi…
Nairobi où Robbie nait…

 
Murs à murmures,
Dessous les toits
Et vies à vies…
Robbie, cette fois
Pour conclure
Au loin s’en va.
 
Robbie naît à Nairobi…
Nairobi où Robbie nait…
Robbie naît à Nairobi…
Nairobi où Robbie nait…

PLPR Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

Elle passe.

 
Elle parle, elle passe,
Comme le temps ruse quelquefois,
Elle a vingt ans parfois,
Avec les mains sur les hanches,
Elle travaille du dimanche au dimanche.
 
Elle passe, elle passe,
Elle ne sait plus combien d’années,
Aliénée, alignés
Les cent pas et les clients,
Des salauds, du timide et aux liants.
 
Sous chaque mot, les impacts
De ces  blessures en un acte
Et la peur au ventre
Qui l’éventre.
 
Elle passe, elle passe
Sur ces jambes des bas résilles,
A ces pieds les aiguilles
De ces talons transpercent
Le peu d’amour qui la traverse.
 
Sous chaque mot, les impacts
De ces blessures en un acte
Et la peur au ventre
Qui l’éventre.
 
Elle passe, elle parle
De son sang figé par le froid,
Des hommes maladroits,
Des couleurs du mur qui tranchent
Avec sa jupe noire et sa peau blanche.
 
Sous chaque mot, les impacts
De ces blessures en un acte
Et la peur au ventre
Qui l’éventre.

ALP. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

Je t’aime à cause de toi. (Ou l’amour 84).



 
Le temps était grisâtre,
14 ou 15 avril 84…
Mais l’amour opiniâtre,
14 ou 15 avril 84…

 
Je t’aime à cause de toi,
Eh bien quoi ? …
Je t’aime à cause de toi,
Bien oui quoi ! …

 
La musique, son théâtre,
14 ou 15 avril 84,
Il était 3 heures ou 4
14 ou 15 avril 84…

 
Je t’aime à cause de toi,
Eh bien quoi ? …
Je t’aime à cause de toi,
Bien oui quoi ! …

 
15 jours à s’ébattre…
30 avril 84,
La vie, 20 ans, l’enfant et l’âtre
Mais toujours, l’amour 84…

 
Je t’aime à cause de toi,
Eh bien quoi ? …
Je t’aime à cause de toi,
Bien oui quoi ! .

AS. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

jeudi 21 juillet 2011

A fond de train.

Je file à fond de train
Sur les grands axes
Tant pis pour demain,
Ça me désaxe…
 
Alors viens,
Viens petite esseulée,
A la colle t’accoler,
Oublie les céphalées
Ma petite écervelée…
 
Filons à fond de train,
Le chaud asphalte
M’exalte…
 
Je file à fond de train
Sur les grands axes
Tant pis pour demain,
Je suis relax.
 
Alors viens,
Viens ma petite troublée,
Dans mes fils t’effiler,
Il ne faut pas bâcler
Nos vies échevelées…
 
Filons à fond de train,
Le chaud asphalte
M’exalte…
 
On  file à fond de train
Sur les grands axes,
Mon cœur n’est pas vain
Dans mon thorax…
 
Alors viens,
Dans tes cheveux emmêlées
Ma barbe, les barbelées
Des endroits reculés…
Allez, oublions-les…
 
Filons à fond de train,
Le chaud asphalte
T’exalte.
 
Pour ma douce. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

Et tu dis.


 
Soldats des dieux
Et fous priant,
Rien au bout des yeux
Aux regards balbutiants…
Soldats de…
Et fous…
Dans vos yeux…
Terrifiants…
Tu tues…
Tu tues…
Tues…
Tues…
Tu…
Tu…
 
Tu dis
Que tu pries
Mais tu mens
Car tu prends…
Tu prends la vie…
Tu assouvis…
Une …en…vie…
Un vivant….
 
Et tu dis…
Et tu dis…
Purifiant…
Putréfiant…
Terrifiant, suppliant…
 
Coloriant…
Qu’au sang…
 
Tu dis
Que tu pries
Mais tu mens
Car tu prends…
Tu prends la vie…
Tu assouvis…
Une …en…vie…
Un vivant….

Soldats des dieux
Et fous priant,
Rien au bout des yeux
Aux regards balbutiants…
Soldats de…
Et fous…
Dans vos yeux…
Terrifiants…
Tu tues…
Tu tues…
Tues…
Tues…
Tu…
Tu…

Colories au sang…

FLAPLG. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.
Scélérats des villes, scélérats des champs……

 
Vils, vils, vils, …
Ville, ville…
Méchants…
Mais les champs…
Où sont-ils ? …
Le méchant …
D’où il vient ?
Plus tranchants
Et combien 
Sont-ils ?
Ces vils…


 Refrain.
Chant, chant, chants…
Champs, champs…
Méchants…
Le méchant…
D’où est-il ? …
Comment se faufile t’il ? …

 
Scélérats des villes….
Serviles…
Sergent…
Scélérats des champs…
Le servile ne se fait pas de bile…
Le sergent ne prend pas de gant…
Scélérats des villes…
Scélérats des champs…

Chant, chant, chants…
Champs, champs…
Méchants…
Le méchant…
D’où est-il ? …
Comment se faufile t’il ? …
 
C’est, c’est,  c’est, c’est…
Sont, sont, sont, sont…
Des
Cons….

 
Vils, vils, vils, …
Ville, ville…
Méchants…
Mais les champs…
Où sont-ils ? …
Le méchant …
D’où il vient ?
Plus tranchants
Et combien 
Sont-ils ?
Ces vils…

ABLM. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

Faux.


 
Les « faudrait que »…
Les « faudrait qu’à »…
Les « que »…
Les « faut des cas »…
Les « faut que »…
Les « faux cas »…
Les « faudrait »
Les « il faut »…

 
Les « pourquoi »…
Ou pas…
N’a pas t’on…
Fait ça…

 
Sont des cas
Et les « si j’avais su »…
En tout cas,
L’aurait-il fallu…

 
Les « qu’est-ce t’as »…
Les «  qu’est-ce qu’on fait »…
Les « c’est comme ça »…
Les abstraits …

 
Les «  faudrait »…
Les « faudra »…
Les « j’irais »…
Ou pas….

 
Les « y’a qui »…
Les « y’a qu’à »…
L’acquis
Du j’sais pas….

 
Les « il y a »
Et « y’aura »
Si j’y suis ou pas…
Des …
« Faudrait que »…

 
Les « faudrait que »…
Les « faudrait qu’à »…
Les « que »…
Les « faut des cas »…
Les « faut que »…
Les « faux cas »…
Les « faudrait »
Les « il faut »…
Il faudrait que les failles
Entaillent…

ANT. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

mercredi 20 juillet 2011

Le ferry de Mombasa.


 
Les gens du ferry se regardent
Mais ne se disent rien
En pensant à la chance
Qu’il y a plus loin…
Ils rient,
Ils sourient…
 
Refrain.
Ils dansent,
Ils chantent,
Dans l’anse
Du destin…
Si dense,
Intense,
L’ombre du matin…
 
Tous les gens du ferry se gardent
De parler des liens
Qui muselaient les danses
Avant, c’est trop loin…
Ils rient
Et sourient…
 
Ils dansent,
Ils chantent,
Dans l’anse
Du destin…
Si dense,
Intense,
L’ombre du matin…
 
Tous les gens du ferry se gardent
De parler des liens
Qui muselaient les danses
Avant, c’est trop loin…
Ils rient
Et sourient…
Puis les pleurs, les pleurs,
C’est comme les sourires…
C’est la demeure
De ce que l’on veut proscrire…
Et les rires, les rires,
C’est comme une fleur…
C’est parfois le pire
Et rarement le meilleur…
 
Ils dansent,
Ils chantent,
Dans l’anse
Du destin…
Si dense,
Intense,
L’ombre du matin…
Ils dansent,
Ils chantent,
Dans l’anse
Du destin…
Si dense,
Intense,
L’ombre du matin…

PCG. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

En vain.



 
Toujours et comme d’habitude,
Les vrais gens s’en vont et marchent
Dans la poussière du monde,
Sur les dernières rivières
Et au-delà des choses immondes,
Que reste t’il mon frère ? …
 
Rien…
Si tout est vain
Et du dédain…
Et que les gens ne parlent plus qu’avec leur peine
Et que les coulées de sang sont vaines…
Comme elles l’ont toujours été,
Eh ! bien,
Demain,
Partons avec dignité.

 
Toujours et comme d’habitude,
Les vraies gens s’en vont et pleurent
Dans la poussière du monde
Et les dernières rivières,
Puis au-delà des choses immondes,
Que reste t’il mon frère ? …

 
Rien…
Sauf le dédain
Et ce qui est vain…
Souvent les gens ne parlent plus qu’avec leur peine
De toutes les coulées de sang… vaines…
Comme elles l’ont toujours été,
Eh ! bien,
Demain,
Partons avec dignité.

EACCM Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

La brasure.

 
Le temps, ça dessoude,
C’est l’amour usé aux coudes,
Le temps, c’est caustique
Aux multiples répliques.
 
L’usure des sentiments
Qu’on réessaye
A la brasure du temps ;
Assez !
C’est chiant…
 
Puis fatigué, lassé
Du plomb accroché
Aux paupières,
Rapiécé, élimé
Dans le regard blessé
La poussière…
 
Le temps joue des coudes,
Place un dernier baroud,
Le temps s’applique
A nous donner des sentiments inesthétiques…
 
Puis fatigué, lassé
Du plomb accroché
Aux paupières,
Rapiécé, élimé
Dans le regard blessé
La poussière.
 
TAMS. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

Pressons-nous !

 
Ils s’épongent le front
Sous le soleil tropical
Et nous…la dette abyssale…
Ils sortent pas de leurs gonds
Du palais féodal
Et nous…carcéral…
 
Pressez-vous et la détente…
An pa tini pwen lajan…
Pressons-nous et la gâchette…
Fouté moun andidan…
 
Manti, abizé,
Epi vaka bonnagé…
Dirèspekté,
Abizé…
 
Elles roulent des hanches
Sous l’azur qu’elles délaissent…
Et lui… en berline blanche…
Nous, on scie la branche…
Le bois de notre caisse…
Et ces six planches…
 
Sé’w ki té ka anmasé lajan-an…
Tjenbé’y séré an lanman-zot annatandan…(bis)
 
Pressez-vous et la détente…
An pa tini pwen lajan…
Pressons-nous et la gâchette…
Fouté moun andidan…
Manti , abizé,
Epi vaka bonnagé…
Dirèspekté,
Abizé…(bis)
 
 
 
Traduction en m’excusant pour « mon » créole…donc dans l’ordre…
Je n’ai pas d’argent…
Mis dans une mauvaise posture…
Menti, abusé
Et faire le voyou
Pas respecté
Abusé…
C’est toi qui ramassais l’argent
Tenez-là fermement dans vos mains en attendant…
 
AMST. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

Au bord de la rivière.



 
Ils passent ces villages
Aux maisons
Colorées
Sous les quilles
De ma flottille
Des sillages
Variés…

 
La rivière porte les lumières
Sur elle sûres
Les pirogues voguent.
Taxi-pirogue ! ,
Taxi-pirogue ! ,
Montez
Pour dialoguer…

 

 
Sur la rivière flottent les lumières
Des villages…
Effilés  flots qui dessinent l’ombre des bateaux…
Leurs sillages…

 
Ils passent ces villages
Aux maisons
Si variées
Près des quilles
De ma flottille
Des sillages
Colorés…

 
Taxi-pirogue,
Taxi-pirogue…
Man anlinié yo tout bod larivié-a*
Apré*…
Ba mwen an ti-punch souplé*…(bis)…
Taxi-pirogue ! ,
Taxi-pirogue ! ,
Montez
Pour dialoguer…(bis).

 

 

 
Traduction
Je les ai tous alignés au bord de la rivière *
Après*…
Donnez-moi un ti-punch s’il vous plait*…

AMS. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

mardi 19 juillet 2011

Moins qu’avant.

 
Dehors des gens,
Simplement des gens,
Des Valjean
Moins qu’avant,
Dehors ceux qu’on endette,
Simplement des têtes,
Des Cosette
En miettes…
 
De l’argent pour la roulette
Pour les mitraillettes…
Mais pas pour toutes les silhouettes…
Dehors les starlettes
Suçant leur sucette
Tristounette…
 
Dehors des gens,
Simplement des gens,
Des Valjean
Moins qu’avant,
Dehors des gens à découvert
Simplement couverts…
Des Javert
Sévères…
 
De l’argent pour la roulette
Pour les mitraillettes…
Mais pas pour les silhouettes…
Dehors les starlettes
Suçant leur sucette
Tristounette…
 
Dehors des gens,
Simplement des gens…
Des cosette
Qu’on émiette…
 
CLI. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

Les fuites exclues.

Refrain.
Vert toujours vert
Comme tatoué,
Place et rue Victor Schœlcher,
Statue et rue Félix Eboué.
 
Trois miles et l’île du diable,
Il n’y a pas de salut,
Toutes fuites exclues,
Partir, c’est superflu…
La biguine endiable
Tous les cœurs dissolus.
 
Vert toujours vert
Comme tatoué,
Place et rue Victor Schœlcher,
Statue et rue Félix Eboué.
 
J’ai vu le carnaval descendre
Et la ville s’écouler,
Les bras câliner l’air
Autant qu’ils pouvaient s’étendre
Et les corps huilés…
Noire ou claire
La chair…
 
Vert toujours vert
Comme tatoué,
Place et rue Victor Schœlcher,
Statue et rue Félix Eboué.
 
Trois miles, trois miles et l’île,
Fuites exclues, le fil
De l’eau, la vie, l’exil
Voulu et son profil
En moi se faufile
Douloureux et subtil.
 
Vert toujours vert
Comme tatoué,
Place et rue Victor Schœlcher,
Statue et rue Félix Eboué. (bis).
 
AMG. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

Couleurs d’un soir.

 
Deux hommes marchaient rue du Manoir,
L’un soutenait son ami
Fragile comme la couleur d’un soir…
Il appelait ses heures, mon petit crédit.

Refrain. 
La maladie l’ajoure,
Étranger dans le miroir,
Pour certaines amours,
Il faut cacher les histoires…
Encore,
Encore…
 
Deux hommes s’aiment un dernier soir,
L’un soutient son ami
Fragile dans la rue du Manoir…
Puis il s’en va. C’était un samedi.
 
La maladie l’ajoure,
Étranger dans le miroir,
Pour certaines amours,
Il faut cacher les histoires…
Encore,
Encore…
 
Encore, encore, encore, encore,
Encore, encore, encore,
Encore, encore, encore, encore,
Encore ces heures incolores…
 
Encore, encore, encore, encore,
Encore, encore, encore,
Encore, encore, encore, encore,
Encore……..
 
RNCV. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

Sévices naturels.

 
Je me suis glissé dans le noir
Mais n’étais plus très sûr
Car j’ai surpris sans le vouloir
Un de tes murmures
Qui disaient de l’amour…
Ce sont des histoires
Pour un jour.

Refrain. 
Pourtant, j’aime tout chez toi,
Tes manies, tes rituels,
Tes mots et tes émois,
Tes émotions sensuelles…
Tu n’y peux rien, je crois…
Tu es mes sévices naturels…
 
Tu cherches toujours des vases,
Les faire déborder
Mais la goutte d’eau s’écrase
Sans jamais  aborder
Ce qui trouble notre amour,
Ça fait des histoires
Pour un jour.
 
Pourtant, j’aime tout chez toi,
Tes manies, tes rituels,
Tes mots et tes émois,
Tes émotions sensuelles…
Tu n’y peux rien, je crois…
Tu es mes sévices naturels…
 
Tu avances sans voir
Cet amour qu’est le nôtre
Et tu dois vivre et croire
Qu’il aveugle les autres…
Et au livre d’histoires,
Notre amour…
 
Pourtant, j’aime tout chez toi,
Tes manies, tes rituels,
Tes mots et tes émois,
Tes émotions sensuelles…
Tu n’y peux rien, je crois…
Tu es mes sévices naturels.
 
ACFS. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Elsa.



 
Elsa, Elsa, Elsa dis-moi
Médit moi si tu veux
Mais Elsa, elle, elle exagère
Et préfère se taire.

 
Elsa, Elsa, Elsa médit moi
Mais dis-moi si tu peux
Mais Elsa, la mégère
A préféré se taire.

Refrain
Mais dit moi,
Médit moi
Si tu veux
Mais dit moi
Si tu peux…

 
Mais Elsa, Elsa ne sait pas
Et peut-être qu’elle n’est pas…
Mais Elsa, elle, elle exagère
Et revient se taire.

 
Elsa, Elsa, Elsa mes « dit-moi »
Et dit moi si tu peux
S’ils t’embêtent un peu…

 
Mais dit moi,
Médit moi
Si tu veux
Mais dit moi
Si tu peux…

 
Mais dit moi…
….
Je ne sais plus.

PTLF. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

D’ébauches…



 
En deux temps, trois mouvements,
On esquisse des tas d’ébauches,
C’est de la lave cet argument
Et fasse qu’un jour l’amour nous fauche…

 
Puis on aime,
Bohème,
On parsème…
Eh ! mais moi,
Ce que je préfère dans l’amour,
C’est la dérive
Et de nos mains
La récidive…

 
Puis on aime,
Énième,
Barème…
Eh ! mais moi,
Ce que je préfère dans l’amour,
C’est la dérive
Et nos  mains
Adhésives…

 
Puis on aime,
Ixième,
Extrême…
Eh ! mais moi,
Ce que je préfère dans l’amour,
C’est la dérive
Et tes mains
Facultatives.

 

Pour ma douce. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

lundi 18 juillet 2011

27 heures 48 minutes. *



Ni l’heure, ni le temps, ni le lieu
Et tout autant nier tout,
Les êtres juste au milieu
Y vivent et y échouent…
Pas de délai, non pas mais des dates,
Et tout autant de trépas,
Comme le temps nous gâte…
D’or toujours les appas…

Refrain.
Le garrot dès le matin
Nous étreint
Chérot, le temps enfin,
27 heures 48,
On veut la vie, la suite,
27 heures 48 minutes…
Un peu plus même des chutes…

Quelques instants
Pour notre vrai vie
Le temps le perdre
Comme il se doit,
Doux les moments
Dans la survie
Mais ils nous emmerdent
A chaque fois…

Le garrot dès le matin
Nous étreint
Chérot, le temps enfin,
27 heures 48,
On veut la vie, la suite,
27 heures 48 minutes…
Un peu plus même des chutes…

Ni l’heure, ni le temps, ni le lieu
Et tout autant nier tout,
Les êtres juste au milieu
Y vivent et y échouent…
Pas de délai aux ordres formels,
Il va falloir les affronter,
Viens mon amour, ma belle
Avant d’être exécuter…

Le garrot dès le matin
Nous étreint
Chérot, le temps enfin,
27 heures 48,
On veut la vie, la suite,
27 heures 48 minutes…
Un peu plus même des chutes…(bis).

*Ce sont les heures qu’il nous faudrait chaque jour pour tout faire.


ACTDM. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

La nuit s’enroule.



 
Quand la nuit frôle
Sa peau, ses yeux,
Tant de rôles
Font ces jeux…
Les dessous sur sa peau
Glissent et se froissent
Sur le sol, le froid se
Joue de sa peau.

 
La nuit s’enroule
Autour de nous,
Sur l’ampoule
Le tissu hindou…

 
Il y a des hommes
Qui ont envie
De se jouer
D’elle…
Un peu comme
Le rôle d’une vie
Pour se jouer
D’elle.

 
Mais la nuit roule
Autour de nous,
Sur l’ampoule
Le tissu hindou.

 
Quand la nuit frôle
Sa peau, ses yeux,
Tant de rôles
Font ces jeux…
Les dessous sur sa peau
Glissent et se froissent
Sur le sol, le froid se
Joue de sa peau.

 
Et la nuit coule
Autour de nous
Et sur l’ampoule
Le parfum hindou.

ACVN Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

La rivière.

 
Vert-de-gris la rivière,
Elle gronde, elle exagère
Dit ma co-équipière…
Barque de bois en cavalière,
La rivière est fâchée,
Les rives amochées,
Le monde est éméché
Par certains harnaché…
Mais les gens détachés…
 
Trop d’eau, ce cours !…
Trop d’eau  ce cours ! …
Trop d’eau, ce cours ! …
 
Boues mêlées la rivière,
Elle crie, elle exagère
Dit mon aventurière…
Déchaînées comme des lanières,
Les flots sont fâchés,
Les gens sont amochés,
Le monde est ébréché
Mais les gens détachés…
 
Trop d’eau, ce cours ! (x…)

TDS. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Le vieux couple.

 
C’est un vieux couple
Comme souvent, il y en a,
Il marche presque aux pas,
Lui, sur la tête, le panama,
Elle qui sourit et lui tient le bras…
 
Évidemment,
Il marche doucement,
Et se regarde encore …amoureusement…
 
C’est un vieux couple
Comme souvent, il y a,
Tout emmêlés les bras,
Et les idées sous le panama,
Elle qui pleure en hésitant le pas…
 
Évidemment,
Il marche doucement
Mais se regarde encore amoureusement.
 
C’est un vieux couple
Comme souvent il y a,
Les larmes sous le panama
Coulent et marquent ses pas
Car il n’y a plus personne à son bras.
 
AVC Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

La réglisse.



 
Léa aime les bâtons de réglisse,
Pour elle, c’est l’extase
Qu’ils tissent…
Et Léa, au bord de ce précipice,
Dans le gaz
Glisse.

 
Léa aime la réglisse
Exquise et malléable
Et cette adulatrice
Timide et adorable
Laisse le Zan lisse
Aux incurables.

 
Léa aime le ou la réglisse,
Vers l’ad hoc occase,
Elle glisse…
Et Léa aime ces instants propices
Que l’aimée
Tisse.

 
Léa aime la réglisse
Exquise et malléable
Et cette adulatrice
Timide et adorable
Laisse le Zan lisse
Aux incurables.

 
Léa aime les bâtons de réglisse,
Ça l’embrase,
Ce précipice,
C’est l’extase.

PUP Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle