Sur chaque embarcadère
Depuis des millénaires
Des femmes dont le cœur serre
Évoquent leur corsaire,
La mer calme est laquée
De bleu et sur les quais
Les mains se rassemblant
En un geste décent
Saluent les bateaux lents
Suivis de goélands.
Et quand la mer s’irise
Sous l’effet d’une brise
De couleurs indécises
Que la brume tamise,
Les bateaux, les sujets
De ces flots couronnés
Emportent dans leurs cales
Cachés parce que vitales
Les baisers, ces escales
De leurs femmes idéales.
Refrain.
Et les cœurs se serrent
De peur que la mer
Tendre et saline
Ne devienne féline.
Dans les senteurs marines
De ces vagues féminines
Qu’un léger vent affine
Quand tout le jour s’incline,
Comme l’âme est un filet
Un marin esseulé
Lui dit de rechercher
Sur les quais oubliés
Les baisers délaissés.
Et les cœurs se serrent
De peur que la mer
Tendre et saline
Ne devienne féline.
Sur chaque embarcadère
Depuis des millénaires
Des femmes dont le cœur serre
Évoquent leur corsaire,
La mer calme est laquée
De bleu et sur les quais
Les mains se rassemblant
En un geste décent
Saluent les bateaux lents
Suivis de goélands.
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