Un vélo passe devant le train,
La barrière se baisse,
C’est la fin…
Le petit hamac de la mort qui balance,
C’est le regard qui cherche une nuance
De celui qui va être exécuté.
Avions-nous raison ou bien tort ?
Est-ce que j’irai mieux après ?
Et après dois-je me justifier ?
Je ne veux plus me poser ces questions,
Quand il s’agit de cette question,
Est-ce que j’allais mieux après ?
Non ! malgré mes rêves diaprés…
Refrain.
Pourtant, j’ai posé une couverture
Sur mes souffrances et sur le bien,
Je sais de cette imposture
Qu’un mort de plus ne sert à rien…
Il s’est endormi comme un chien ou un chat,
Comme un animal posé sur un drap,
Car ce sommeil n’a rien d’humain ? !…
Avions-nous raison ou bien tort ?
Est-ce que j’irai mieux demain ?
Non et je ne le sais que trop bien…
Je ne veux plus me poser ces questions
Sur la table d’exécution,
Et après qu’est-ce qu’il y a après ?
Rien après la mort, c’est fait exprès…
Pourtant, j’ai posé une couverture
Sur mes souffrances et sur le bien,
Je sais de cette imposture
Qu’un mort de plus ne sert à rien…
Une vitrine et un habitacle,
Des chaises et des gens au spectacle,
Où poser les yeux pour me guérir
De ces six minutes qu’il a prit pour mourir…
Pourtant, j’ai posé une couverture
Sur mes souffrances et sur le bien,
Je sais de cette imposture
Qu’un mort de plus ne sert à rien…
Elle a commencé à poser ces couleurs,
Les lèvres bleues puis gris figé sous la pâleur,
Il a été exécuté et puis
Ça n’a rien changé depuis.
Est-ce que j’allais mieux après ?
Et après dois-je me justifier ?
Je ne veux plus me poser ces questions,
Quand il s’agit de cette question,
Est-ce que j’irai mieux après ?
Non ! malgré mes rêves exprès…
Un vélo passe devant le train,
La barrière se baisse,
C’est la fin…