Rien n’est assez haut pour la protéger
Il lui faut tellement, elle a tant d’orgueil
Haut, trop haut comme un jouet compliqué
Son village est sans rue et ses portes sans seuil
On lui donnerait les anges sans confession
Elle qui voit les hommes comme la pire des prisons
Son cœur est trop sourd et l’amour l’ennuie
Chacun ses histoires, son violon et sa vie..
C’est ainsi que les autres la voient
Ses idées sont si légères à croire
C’est facile de désigner du doigt…
Refrain.
Les hommes n’y vont pas mais voudraient-ils danser ?
La douceur suffira pour qu’elle puisse valser
Quel homme lui dira ou quel autre ferait
Un asile, un endroit pour sertir sa beauté…
Elle ne veut pas faire un abri de ses bras
Ou tout simplement, peut-être, elle ne sait pas
Mais pour enlacer, il faut s’abandonner
Et laisser les mots du masque qui la cachait
Haute, si haute, sa vie s’y est perdue,
Trop seule, un couloir devient une avenue
Elle ne prétend pas que ses nuits sont des fables
De rêves présumés innocents ou coupables
C’est ainsi que les hommes l’espèrent
Fragile comme un souffle de prière
Quels ignorants pourtant trop et si fiers ! …
Refrain.
Mais quel homme saura dessiner et teinter
Un ciel acceptable qu’elle puisse s’envoler …
La douceur suffira à sertir sa beauté
Et l’abri de deux bras tendres pour danser
SUR L’AIR DU REFRAIN…
Comme le matin chasse nos rêves fatigués
Elle y étend sa grâce ensuite sa beauté
Comme un visage enlace l’élégance des années
Et quoique le temps fasse, petit ou majesté….
Moi, je lui offrirais mes heures comme des jeux
Et à l’instant d’après, munis de quelques ailes s’envoleront ses rires…..
Tiré de la vie héroïque de Justin Someniack
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