jeudi 12 janvier 2012

Faut réserver sa place. (1981).



C’est à côté des rochers
Où les vagues se révèlent
Avant que ne soient plantées
Les marinas, nickel ! ,
Il y a l’eau qui s’écoule,
Des lampadaires brisés
Sur le judas brisé
Qui refuse les filles saoules…

Au plafond, des tuyaux,
C’est pas très esthétique,
Comme des sortes de boyaux
Que je trouve stylistique,
Eux  préfèrent l’élastique
Du corps d’une fille,
C’est fou comme danser
Fait souvent manquer d’air,
Je voudrais lui parler
Mais ne suis plus très clair…

Refrain.
Ça joue,
Ça vibre,
Et moi je me fais virer, faut réserver sa place,
Ça joue
Des fibres,
D’autres sont refusés, ils ne sont pas assez classes…

Moi non plus d’ailleurs
Et puis ce n’est pas l’heure,
Il y a un type ombilic
Qui regarde dans la glace
Son corps noyé de tics,
Comment il se déplace,
Le carré où se vident
Les senteurs outrageantes,
Écueils des corps avides
Qui s’touchent et se déjantent,
S’imprègne des acides
Et des morts qui le hante…



Ça joue,
Ça vibre,
Et moi je me fais virer, faut réserver sa place,
Ça joue
Des fibres,
D’autres sont refusés, ils ne sont pas assez classes…


Il y a même des seins nus
Sur les robes entrouvertes,
De jeunes fleurs sur tissus,
Il y a des poitrines offertes
Aux mains des self-made-men
A la braguette inerte
Au bord de la gangrène,
Il y a des corps noués
D’amour résumé,
Et nos rêves voués
Au plafond enfumé.
Et ses scènes rejouées
Inhumées.


Ça joue,
Ça vibre,
Et moi je me fais virer, faut réserver sa place,
Ça joue
Des fibres,
D’autres sont refusés, ils ne sont pas assez classes…

1981.avs. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle.

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