2000, année charnière, 2001, année charnière, 2002 de même, 2003, 4,5,6,7,8,9, 2010 années charnières, l’huis de 2011 en est couvert de ces charnières inutiles sur lequel 2012 s’ouvre. Quelques portes ne nuiraient pas, ne serait-ce que les fermer sur la cruauté, les ouvrir sur quelques instants de vérité. Laisser entrer l’amour mais sur le seuil, juste sur le paillasson, puis dessous, y laisser le cynisme. 2012, sept milliards d’êtres humains et jamais l’humanité n’a autant manqué de sa propre essence. Mais, et malgré tout, sous ces déluges divers on peut encore sentir la chaleur de la petite flamme ; Ah ! L’art d’être candide, être un placide railleur, un misanthroptimiste, désabusé aux frontières ulcérées.
Alors pour cette nouvelle année que souhaitons-nous ? Une deux mille douzaines de haine, bon humus où tout germe ? Je plaisante glacé, plutôt une deux mille douzaines d’œufs au-dedans de belles choses et qu’elles éclosent. Ascendant naïf, tant mieux !
J’ai parlé de charnières, il manque le roi des gonds mais il est sur son trône et il vend du vent..
Tout et simple et tranquille, rayonnant de douceur, j’aime bien cette phrase même si elle tient du fugace et elle d’accompagner ce que je voulais écrire…