mercredi 29 juin 2011

Ce matin




 
Ce matin, je suis élégant, j’apprends des mots et leurs gants…
De ce velours, je vais en faire une prestation du tonnerre
J’ai pris comme autres arguments le principe d’être charmant
Je n’ai bu que du Vittel et sur les dents…. L’étincelle..

 
REFRAIN
J’ai bien pris mes pastilles mentholées
Trafiqueuses d’haleine pour premier baiser
Ha ! Les promesses qu’entrainent tout ce collagène des lèvres émaillées….
La main sur l’haleine de pulpe fruitée
On susurre je t’aime l’autre main sous la laine
C’est quand même osé tout ce qu’on ramène de Silicone valley….

 
Ce matin, un peu revêche, une pointe négligé, la mèche…
Du mensonge dans le bouquet de mes fleurs toutes piégées…
Peut-être que ma peau est rêche mais aiguisant toutes mes flèches
D’un Cupidon démodé, j’ai dans ma bouche…des mots corsés…

 
J’ai bien pris mes pastilles mentholées
Trafiqueuses d’haleine pour premier baiser
Ha ! Les promesses qu’entrainent tout ce collagène des lèvres émaillées….
La main sur l’haleine de pulpe fruitée
On susurre je t’aime l’autre main sous la laine
C’est quand même osé tout ce qu’on ramène de Silicone valley….

  
REFRAIN 2
Ce matin, je suis parti, le désir s’effilait
Au cachet d’aspirine qu’elle avalait
Les déceptions qu’entraînent toutes les céphalées qu’il fallait non soignées…
Alors que le vent dehors et bien plus fort
De sa main comprime les courbes sous le tissu
D’une douce qui approche un chapeau dans la poche…
Il faudra s’habituer à tout ce qu’on ramène de latex valley…..

 
J’ai bien pris mes pastilles mentholées
Trafiqueuses d’haleine pour premier baiser
Ha ! Les promesses qu’entrainent tout ce collagène des lèvres émaillées….
La main sur l’haleine de pulpe fruitée
On susurre je t’aime l’autre main sous la laine
C’est quand même osé tout ce qu’on ramène de Silicone valley

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Le fado



 

Pour toi la mer chantait le fado
Si triste l’air amenant les mots
Sous la plaque, sous les pointes de lumières
Les papillons se suicidaient sous les réverbères
En dessous, l’homme faible et désinvolte
Prenait ses muscles et son cœur pour des colts
Il disait ; « je suis libre à l’intérieur beau »
Mais était-il libre en ayant besoin de héros?

 
Au loin, le soleil s’étale dans la tirelire, la mer
Fade est la nuit et là-bas les poussières
Brillent comme des beautés fatales…les étoiles sont des revolvers
Un geste, la balle, l’éclair…

 
Pour toi, la peine de son art nouveau
Petite enveloppée comme un cadeau
Sous son film te lézarde et t’amoche
Toi qui avais l’île au cœur comme au fond des poches…

 
Au loin, les couleurs boréales s’étalent en couvercle sur la mer
Fade est l’amour qui entaille comme du verre
Le matin, cette poésie fatale…le jour, c’est comme un revolver
La nuit, la balle, l’éclair..

 
Lointaines les vagues chantent un fado
Et l’air sans goût se trouble de mots
Sous la plaque, sous les pointes de lumière
Seuls les papillons se suicident sous le réverbère…

 
Et le soleil fond derrière la mer
Et loin, si loin, on entend sur la sphère
Pour le cœur, l’amour c’est des volts
Mais le mensonge lui ça reste un colt….

 
Au loin, les couleurs finales, ces cortèges avalés par la mer
Douces s’effacent et sous le réverbère
On entend justement sa rivale, l’humble, la trop humble prière…
Car le silence, c’est un revolver….

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Les regrets…



 
Voyez la lumière blanche des néons indiscrets
Qui épousent les hanches et révèlent nos secrets
Des regrets, c’est  comme ça, roses, noirs ou bleus lin
C’est toute une île de soie et souvent féminin…
Tout autour de la mer toute une âme sans cœur
Fait bien tout ce qu’elle veut mais tout à l’intérieur
Il y a nos regrets qui brûlent comme un feu
Puis la pluie déposée pose au fond de nos yeux

 
Refrain
Le regret, les regrets, c’est un regard qui vous poursuit
C’est une aube épicée, une odeur qui s’enfuit
Certains sont noués tout au fond de nos poches
Le regret, les regrets sur les rides s’accrochent…

 
Voyez la lumière blanche, les néons indiscrets
Qui maquillent les hanches et trahissent nos secrets
Qu’on dérobait aux belles à faire un océan
Où flotte le Rimmel de leurs yeux désarmants…
De la peine débute le regret des regrets
elle a l’air d’une flûte aux notes désespérées
Nos rêves laissent une marge à l’eau de l’océan
Mais dieu que le grand large n’appelle pas souvent…

 
Refrain
Le regret, les regrets, c’est un regard qui vous poursuit
C’est l’aube moins épicée aux effluves de nuit
Certains sont noués tout au fond de nos poches
Et d’autres plus distraits sur les rides s’accrochent…

 
Alors tu te rappelles tous ces si lents soupirs
Ces petits bruits cruels dont on décore les rires
Ces petits décibels encore étourdissants
Décorent de Rimmel nos regrets d’océan….
Et le flou qu’on gardait  et que le temps essuie
Des visages retouchés des autres nous laissant
Chaque chaise délaissée ou bien elle ou bien lui
Ne sont jamais que des ……bateaux sans occupants

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

L’ombre d’un matin



 

Un soir où  tous les mots se croisent
Une fille aux yeux turquoises
Raconta les pages du pire
Ce qu’un soupir fait souvent dire…
L’âme et le corps déchirés,
Elle nous dit sans nous parler
Les mots de son corps souillé…
Ce jour-là tout s’est arrêté..

 
On aura beau fermer les yeux et ne plus écouter,
Chercher toute l’humanité…
Il y a près du feu ,les choses qu’elle a laissé
Et l’ inracontable peine de ceux qui sont restés…

 
Puis, ombre de matin
Nue comme le chagrin,
Elle part et puis
Où l’on s’enfuit
Que rien ne touche
Dans l’herbe se couche
Et sans attente
Presse la détente…

 
Ce matin-là , il faisait beau
Au 12 rue Mirbeau
Et ce qu’elle avait raconté
Dans chaque mur est incrusté…
Cette image est la pire…
On doit la réécrire
Pour un jour en finir
Avec ce que je ne peux dire…

 
On a beau refermer les yeux et ne plus écouter,
Chercher toute l’humanité…
Il y a près du feu, les choses qu’elle a laissé
Et l’inracontable peine de ceux qui sont restés…

 
Puis l’ombre d’un matin
Nue comme le chagrin
Me rappelle  et puis
Là où je fuis
Que rien ne touche…
L’herbe, je me couche…
Et …
Je pleur

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

L’opéra des sirènes



 
La tête dans le brouillard et le regard dans la brume
Maladroit, hagard aux gestes d’enclume
Je  déambulais et je faisais des bulles
Une douce passa genre jean et pull
Ajustant ses jupons, la mer était belle
Elle déposait ses vagues puis enfin ses dentelles
Ses fanfreluches d’écume sur les plages de l’île..
Le temps, cette lacune, emporta cette fille….

 
Petite faiblesse, je m’emballe, je m’emballe
C’est bien normal, c’est bien normal
On chante du cœur mais le corps mène le bal
Qu’importe le temps pourvu qu’on défaille……

 
La tête au brouillard et le regard à la brume
Maladroit, hagard aux gestes d’enclume
Je déambulais, je faisais des bulles et
Une belle passa à la robe allégée
La mer était belle et quittait ses jupons
Vagues, vagues et dentelles qu’elle soulevait d’un bond
Fanfreluches d’écumes, au milieu de mes îles
Le temps se résume aux dessous des filles

 
Visage de madone, regard à la fournaise
Un corps qui se donne au désir, à la braise
Pêche, pêche, ma bouche les mots, je lui dis
Viens, on se dépêche de créer une ethnie…
La mer est moins belle et déménage ses jupons
Lames, lames en dentelles et violents moutons
Écume sans cœur, sur mes îles il y a tout
Ma réserve de fleurs et les filles en dessous…

 
Ça me déprime, c’est normal, c’est normal
Mais je m’emballe, mais je m’emballe
Le corps piétine mais le cœur mène le bal
Et le temps l’emporte, on oublie, on défaille…

 
Chante, bisse, dans mon cœur à l’huile
Une fille s’y glisse, une autre, c’est la tuile
Il y a affluence, c’est l’opéra des sirènes…
Leurs corps sont blancs d’aisance mais leurs cœurs sont d’ébène
La mer est si belle quand elle quitte ses jupons…
Rouleaux, houle et dentelle qu’elle provoque d’un bond
Sous le ciel d’acier, coup de fouet, l’écume,
Les filles et les dessous, je ne crois pas que ça se résume…

 
Petite faiblesse, je m’emballe, je m’emballe
C’est bien normal, c’est bien normal
On chante du cœur mais le corps mène le bal
Qu’importe le temps, pourvu qu’on défaille

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

mardi 28 juin 2011

Le don de Juan


 
Tous les délits du quotidien imbécile
Qui font que nos douces ne battent plus des cils
Nous, pauvres myopes et voyeurs éternels
Qui usons nos yeux sur les demoiselles
Friand de lune pour se consoler
De nos vies, lacunes, à nous désolées
Même à peine balbutiées qu’on se prend à penser
Que le temps liquide, ça sert à nous noyer…
 
Mais moi, j’donne ma vie….
C’est pas un très gros cadeau mais il y a du vécu
Je donne ma vie..
En  sous-vide, dessous vide mais j’y ai bien survécu
 
Puis dans le vent, on lâche des paroles
Des fleurs sans pistil, sans tige et sans corolle
Mais avec l’amour tellement on badine
Que de la rose on retient surtout l’épine
Puis on se surprend par des montées de sève
Pour peu qu’une autre croqueuse comme Eve
Nous sourit et nous dénoue en passant
Qu’on croit avoir tout le don de Juan….
 
Mais moi, j’donne ma vie
C’est pas un très gros cadeau mais il y a du vécu
Je donne ma vie…
En sous-vide, dessous vide mais j’y ai bien survécu…
 
Mettre à l’arrêt la raison….
Elle n’a pas d’âme cette prison…
Seul, il nous manque une saison
Puis à deux ma douce, c’est mieux l’horizon…
Mais ce temps-là s’étend là, étend-les
Tes yeux si vert sur ce fil à sécher…
Faisons un voyage même au bout de l’allée
Au retour, nous serons deux étrangers….
 
Moi, j’te donne ma vie
C’est pas un très gros cadeau mais il y a du vécu
J’donne ma vie….
 
Mais moi, j’donne ma vie
C’est pas un très gros cadeau mais il y a du vécu
Je donne ma vie…
En sous-vide, dessous vide…mais j’y ai bien survécu

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

L’insolence

  
Tant de portes closes
Et d’aveux effacés,
Tant de force que suppose
Pour ne pas dire qu’on aimait,
Dire ce mot fait mal
quand il est dit sans toi,
aux piliers des morales
Il y a une chaîne pour toi et moi.
 
REFRAIN
Va ! …
 
Ils ont la volonté
Si tenace et si malsaine.
Ce que tu n’auras jamais,
Ils l’ont comblé d’une longue peine,
Demain n’est pas assez,
Simple détour glacé,
Croire ne suffit pas
Quand il manque une part de soi…
 
REFRAIN
Va ! …
 
Ce que tu entends
Séduisant comme le vide,
Cette raison d’antan
Si parfaite et si limpide
Qu’elle soit passé ou présent
La morale n’est qu’un vide
Où les soupirs du temps
Dérobent tout ce qu’ils évident….
 
REFRAIN
Va !…
 
L’ombre d’un souvenir
Celui que tu crois
Semble soudain te dire
Comme un ami d’autrefois
Tu resteras la seule
Mon insigne différence
Leurs cœurs sont des linceuls
Où vit encore …ton insolence
 
REFRAIN
Va ! …

Cruel duel…


 
Les larmes, c’est pas la peine,
Demain ce sera du mépris
En un acte et une scène,
En tête-à-tête puisqu’on se dit…
 
REFRAIN
Des mots crus si cruels
Comme ce dû, c’est le duel…
 
La peine, c’est pas la peine,
Le lendemain, on est surpris
Par une autre mis en scène
En tête-à-tête où l’on se dit…
 
Des mots crus ou cruels
C’est un dû pour un duel…
 
C’est vrai, tuons par amour
Car le chagrin nous rend ivre
Mais pour te jouer un sale tour..
Je te laisserais survivre…
 
Ces mots crus sont cruels
Comme ce dû... salé le duel…
 
L’amour, c’est pas la peine
Le lendemain, c’est du mépris
Pour deux airs et pour deux haines
En tête-à-tête et l’on se dit
 
Des mots crus si cruels
Comme ce dû, c’est le duel….

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Le tic.



 
L’amour pour toi n’était qu’un tic
Affligeant et pathétique
Un petit jeu labyrinthique
Fait de figures acrobatiques…

 
Tes yeux bleu- marine ultra-chic
Quoiqu’un peu asymétriques,
c’est le début de ta tactique
dans tes « tic-tac » hypnotiques…

 
l’amour pour toi n’était qu’un tic
un phénomène maléfique
et qui n’a que d’esthétique,
Les figures acrobatiques.

 
Tu n’es jamais nostalgique
Des souvenirs anatomiques
Même s’ils étaient  authentiques,
Naturels à la belle plastique.

 
L’amour pour toi était un tic,
Un refuge philanthropique
Aux couleurs stratosphériques
Où meilleur est l’acoustique…

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Un peu tant et tellement qu’il faut si bien pourtant


 
La paix ne sert pas d’intervalle,
Les fous ont toujours la fringale…
Cette très vieille ombre s’étend
Toujours comme auparavant…
Nous, costumés de fainéantise
Une larme comme friandise
On remue les bras ballants
Un tout petit drapeau blanc…
C’est vrai qu’à certain, ça manquait
Toutes ces unes inégalées
Le sang fait vendre du papier
Et aussi les accords de paix…
D’accord la paix n’est pas assez
Aux grands, il faut bien des pensées
Et déposer des chrysanthèmes
Et d’autres fleurs tout de même…
 
REFRAIN
Un peu, un peu et tant,
Un peu, un peu et tellement
Qu’il faut si bien pourtant…cette guerre…
Qu’il faut si bien pourtant…cette guerre…
 
En tout cas, c’est indéniable
La guerre c’est indémodable
En discours ou en commentaire
Et en dates anniversaires…
En peu de temps ou trop d’années
Tellement de gens déplacés
Tellement de vies broyées
Trop qu’on ne peut plus les compter…
D’ailleurs est-ce que ça compte vraiment… ?
Tout dépend de la couleur du camp…
Un drapeau est plus pesant
Que le poids d’un innocent…
Guerre, c’est un mot si désuet
Qu’on fait tout pour le moderniser…

Un peu, un peu et tant,
Un peu, un peu et tellement
Qu’il faut si bien pourtant…cette guerre…
Qu’il faut si bien pourtant…cette guerre…

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

lundi 27 juin 2011

Hôtel Bellevue…



 
Le temps, je le tue
Dans la chambre 12
De l’hôtel Bellevue…
Ce foutu charlatan
Au tic-tac slogan
T’emporte loin d’ici
De Bréhal, de ma vie…

 
La mer, assidue
Et les mouettes jalouses
A l’hôtel Bellevue
Lui vont comme un gant
Les bateaux sur le flanc
Repartiront un jour
Enlevant nos amours…

 
Dans la chambre 12 de l’hôtel Bellevue
Je m’allonge et la douleur s’atténue
Dans le bruit des vagues et leurs cohues
La peine toujours se dilue…

 
Le temps, cette issue
Dans la chambre 12
De l’hôtel Bellevue…
Ce foutu charlatan
Au tic-tac slogan
T’emporte loin d’ici
De Bréhal, de ma vie…

 
 La mer, mieux vêtue…
C’était un mardi 12…
Aux dessins soutenus
Apporte dans le vent
La plainte des amants
Qui au petit jour
Réveillent leurs amours…

 
Dans la chambre 12 de l’hôtel Bellevue
Je m’allonge et la douleur s’atténue
Dans le bruit des vagues et leurs cohues
La peine toujours se dilue

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

La chambre.


 
Dans la chambre, il y a
Des plis que des plis sur les draps
Des effluves de parfum
Masculin, féminin…
Des vêtements sur le sol,
Un peignoir, son symbole
Le Bristol…
 
Sur le lit, il y a,
Allongée qui boit sa vodka…
Toi et tes yeux enfantins…
Ta tête sur un coussin…
Sur ton regard le khôl
Fusain…tu bois à la fiole
Cet alcool…

Refrain.
C’est une chambre d’hôtel
Pour rencontre accidentelle,
Pour pêcher personnel…
D’la bagatelle charnelle…
 
Tu bois ta petite eau polonaise
Avec tes  grand luxe dessous…
Cette boisson, c’est de la braise
Sur tes dessous je me dissous…
 
Sur le lit, il y a
Du mascara qui masquera
Ton regard un peu mondain
Lointain plus que lointain…
Sur toi, cette babiole
Qu’est le temps qui nous affole
Est une étole…
 
Sur le lit, il y a
Le cuir usé d’un agenda,
Dans celui-ci l’heure d’un train,
Le temps vers d’autres mains…
Un gribouillis t’affole…
15 heures 15 sous la coupole…
ça  me désole…
 
C’est une chambre d’hôtel
Pour rencontre accidentelle
Pour pêcher personnel
D’la bagatelle charnelle…
 
Dans la chambre restera
Ce souvenir d’un brouhaha
De la rue des musiciens,
Deux notes et trois fois rien,
Et puis cette babiole
Qu’est l’amour dont je raffole
Ce doux  alcool…
C’est une chambre d’hôtel
Pour rencontre accidentelle
Pour pêcher personnel
D’la bagatelle charnelle

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

L’étui.

  
 
 
Les Doris sur la mer
Glissent comme de légères
Idées…
Il y a de plus gros congénères
Comme des surenchères
Guindées…

Refrain.  
La mer, c’est une turquoise,
Un bijou délicat,
Jamais on ne l’apprivoise,
C’est comme ça…
 
Les galets sur la terre
Roulent comme la colère,
Les bruits,
Et le choc de ces pierres
Sont les noms qu’on énumère
La nuit,
De nos fils, de nos pères
Disparus, que jamais ne libère
L’étui…
 
La mer, c’est une turquoise,
Un bijou délicat,
Jamais on ne l’apprivoise,
C’est comme ça…
  
Les Doris sur la mer
Glissent vers la lumière
Du phare…
Même les gros congénères,
Douteuses surenchères,
S’amarrent.
 
 
La mer, c’est une turquoise,
Un bijou délicat,
Jamais on ne l’apprivoise,
C’est comme ça

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Sept fois sa langue…


 
J’aurais du tourner
Sept fois ma langue
Dans ma bouche…
Mais la mouche
L’ylang-ylang
Exhalait…
 
Elle, c’est ‘l’inéfarouche’
Qui fait bang
J’aurais dû tourner
Sept fois ma langue
Dans ma..
Dans mes…
Dans ta…
Dans tes…
 
J’aurais dû tourner
Sept fois ma langue
Dans ma bouche …
Mais la mouche
Au goût de mangue
Sa peau est.
 
Elle, c’est ‘l’inéfarouche’
Qui me tangue
Le cœur et l’idée
De cette langue…
Dans ma…
Dans mes…
Dans ta…
Dans tes…
 
J’aurais dû tourner
Sept fois ma langue
Dans sa bouche
Mais la mouche
De moi exsangue
S’est tirée…

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Les quatre sœurs…



 
Ce ne sont pas les sœurs
De March, ce cher docteur…
Ni celles d’ailleurs du beau
Médecin Jivago…
Ça vous tarabiscote
Pas d’Louisa May Alcott…
Encore moins chaque
Fille du russe Pasternak…

Refrain.
Qui elles sont ?
Ça ne vous regarde pas…
Pas de trahison
Adéquat…

 
Ni même de Larissa…
C’est pas les filles d’Boris…
Ni d’Alcott May Louisa
Ni d’Jefferson Davis…
Ce ne sont pas les sœurs
De March, ce cher docteur
Ni celles d’ailleurs du beau
Médecin Jivago…

Qui elles sont ?
Ça ne vous regarde pas…
Pas de trahison
Adéquat…
 
Qui sont-elles 
Ces quatre demoiselles ?
Je n’vous l’dirais pas
On verra
Au trépas…
Qui elles sont ?
Ça ne vous regarde pas...
Pas de trahison
Adéquat…

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vendredi 24 juin 2011

Des bisous…



 

Je suis un vampire triste
De ton cou l’alpiniste
Qui te fait des bisous
Et des morsures dans l’cou…

 
Tu es mon cou fétiche
Où je plante mes ratiches
Mais ton sang évident
Me donne mal aux dents…

Quand je plante mes deux dents
Ton glucose excédent…
Ton sang comme une douche
Me nappe toute la bouche…
 

Je suis le vampire triste,
Dracula récidiviste,
De ta peau, l’apologiste,
De tes cris, le choriste,

De ton ego, l’égoïste,
De ma mort, l’humoriste,
De la tienne, le légiste,
De tes rires, le pessimiste,

De tes pleurs, l’optimiste,
Et toujours le soliste…

 
Tu enlèves ton chandail
Je fais briller mon émail
Je bois ton sang corail
Avant qu’l’amour sente l’ail…

 
Tu es mon cou fétiche…
Sa blancheur m’aguiche…
Mais ton sang évident
N’est plus en excédent…

 
Si j’écris ces quelques mots ,
C’est que je me fais un sang d’encre,

 
Car quand je plante mes dents
De ton cœur l’ébruitement
S’envole et semble dire
Que t’es dev’nue vampire…

 
Je suis le vampire triste,
Dracula récidiviste,
De ta peau, l’apologiste,
De tes cris, le choriste,
De ton ego, l’égoïste,
De ma mort, l’humoriste,
De la tienne, le légiste,
De tes rires, le pessimiste,
De tes pleurs, l’optimiste,
Et ta vie…l’archiviste ! .

 
Si j’écris ces quelques mots…
C’est que je me fais du mauvais sang…

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Derrière les étiquettes

  
Ça chauffe sur la planète,
Il faut bien être honnête,
Il y en a même qui s’y prête,
Sur l’écran en saynètes
Et se conduisent comme…des proxénètes…
 
Il y en a même qui se donnent des couleurs…
Ça sert un peu d’avertisseur…
Ils nous font de belles godasses, ces cireurs
Mais le cirage cache la misère, la colère, la douleur….
 
Ça va te chauffer derrière les étiquettes…
A nous le rouge aux joues…
A eux le bonnet, la casquette…
A nous les ornières, la gadoue…
 
Ça chauffe sur la p’tite bleue,
Ça pue l’odeur du pneu,
Et dans ce camaïeu
Les peines sont des aveux
Et la haine sert d’allumette aux feux…
 
Il y en a même qui se donnent de drôles d’airs,
Des passés extraordinaires…
Des aventures, des titres nobiliaires…
Mais ce ne sont que des faussaires qui rendent nos vies précaires…
 
Ça chauffe derrière les étiquettes…
A nous le rouge aux joues…
A eux le bonnet, la casquette…
A nous les ornières, la gadoue

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Couleurs de femmes.

 
 

 
J’ai tout gagné voire même volé
Mes belles richesses que j’ai gardées…
Je les ai cachées derrière une sorte d’âme
Une porte usée que maintenant je condamne…
 
Tes sourcils et tes yeux, ton regard d’or,
Ta façon d’être là, ta mélancolie,
Nos voyages ratés, Vientiane ou Mangalore,
Mes écarts du corps…et puis tu es partie…
 
REFRAIN.
Plutôt qu’un silence que la vie construit
J’aurais voulu des larmes lacérées par des cris,
Tout un flot de mots, des insultes et puis
Des cris encore des cris et tes yeux rougis…
Mais… toi, tu pars et tu esquisses
Une moue de dédain, un regard en coulisse…
Mais ma vie si faible et si fable
En jours faits d’heures jetables
à côté des usages aux instants ineffables,
Astreintes impitoyables m’a rendu minable…
 
 
Tu pars seul par l’avion de nuit
Sans rien me dire, sans mot dans le bruit…
Tu as laissé ce qui était inutile…
Mes jours de mars sur tes jours d’avril…
 
Mais peut-être ce qu’il y a de pire,
Ces fausses indifférences pour me dissimuler
Ici et maintenant elles me font presque rire
Comme l’on devient fou quand l’autre s’en est allé…
 
Plutôt qu’un silence que la vie construit
J’aurais voulu des larmes lacérées par des cris,
Tout un flot de mots, des insultes et puis
Des cris encore des cris et tes yeux rougis…
Mais… toi, tu pars et tu esquisses
Une moue de dédain, un regard en coulisse…
Mais ma vie si faible et si fable
En jours faits d’heures jetables
A côté des usages aux instants ineffables,
Astreintes impitoyables m’a rendu minable

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

Pas de deux…


 
Sable et ballon multicolore, légères filles n’égarant jamais le nord
Enfant dans tout ce brouillard bleu, on avance un peu comme on peut
L’amour dedans, les mots au bord quant à peine balbutient leurs corps
On griffonne à la queue leu leu des « je t’aime » à qui en veut…
 
Plage et filles, plein le corridor, on prend l’amour pour un ressort
Sur leurs jambes aux pas nuageux, on pose l’échelle pour voir le bleu
Émoi dedans et elles dehors qui vont au gré des remords
Elles s’échappent du nœud de ce mouchoir qu’on agitait de désespoir…
 
REFRAIN
Oh ! tous ces lacets de nos corps
Si délassait plus vite encore
Pour d’autres bras plus talentueux
En esquivant les pas de deux…
 
Puis la dune se mêle au port, ensable l’îlot et ces trésors
Mûr on agite le sablier qui s’évertue à empoussiérer
Les souvenirs, les souvenirs, les souvenirs, les souvenirs..
Puis nos enfants, ces éclats d’or retrouvent nos balles multicolores
Mais chaque jour aux dépôts bleus de nos couleurs fatiguent un peu…
 
Oh ! tout lassé, ces fils d’or
On les enlace plus vite encore
Autour de nos enfants heureux
Pour qu’ils esquissent des pas de deux…
 
Sable d’arène et feintes de corps, le temps produit son effort
Il nous fait des bosses bleues que seul on croit recompter mieux
Puis l’amour en cris s’évapore et tisse ces draps où tu t’endors
Si tes cauchemars sont des aveux,  est-ce qu’ils excusent une faute ou deux ?
 
Oh ! tout se lasse de nos corps
Même si on enlace plus vite encore
Mais quels autres bras seront talentueux
Pour crayonner des pas de deux ? !…
 
Puis si fatigué notre corps, ce papier fragile se tord
Puis maintenu par un cheveu, le cœur n’a plus qu’un seul adieu
A dire, à dire, à dire, à dire, à dire, à dire, à dire, à dire….
Puis l’amour s’est évaporé inévitablement mais…
Si un jour, je fais des aveux…c’est pour dire une faute ou deux….

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

jeudi 23 juin 2011

La vie n’a pas toujours le goût du fruit.


 
Tu cours après les choses qui s’enfuient
Car la vie n’a plus le goût du fruit…
Courir, secourir et tomber…
Courir, tomber…
Elle est toujours prête à nous absorber…
Courir, secourir et tomber…
Courir, secourir et tomber…tomber…
Puis un jour le bonheur fait ses valises,
On en profite jamais si mal acquises,
Il manque le goût d’autres brises…
Et d’autres brises…
C’est ainsi, la vie nous ridiculise,
La vie et le bonheur parfois se méprisent…
Et les autres parfois s’y aiguisent…
 
 
Ainsi la vie passe, rien n’y fait contre sa cuirasse,
Ainsi la vie passe, son tourbillon nous efface…
Ainsi la vie passe en tonnes d’heures dégueulasses…
Alors…
 
On part car la vie, c’est inefficace
Contre les autres carapaces…
S’asseoir, s’arrêter, regarder
Et regarder…
Qu’elle est toujours prête à nous barricader
S’asseoir, s’arrêter, regarder
S’asseoir, s’arrêter, regarder et céder…
Courir après cet amour qui s’enfuit
Quand il part, il ne fait jamais de bruit…
Il lui manquait le goût du fruit
Qui nous séduit,
Défendu, une peau sucrée et puis
La vie et le bonheur parfois s’ennuient
Voilà à quoi on en est réduit…
 
Ainsi la vie passe, plus lourde encore la cuirasse,
Ainsi la vie passe, son tourbillon nous agace…
Ainsi la vie passe en tonnes d’heures dégueulasses…
Dans nos cœurs, il y a trop de casse…
Pour certain, c’est dédicace
Et pour d’autres juste une préface…
Le chagrin prend toute la place
Quand la connerie a trop d’audace…
Le silence a toujours la même face
Et nous condamne par contumace…
Alors…
 
Tu cours après les choses qui s’enfuient
Car la vie n’a plus le goût du fruit
Courir, secourir et tomber
S’laisser aller…
Elle est prête et nous absorbe et
Courir, secourir et tomber
Courir, secourir et tomber mais se relever…
 
Ainsi la vie passe, tu n’as plus de carapace…
Ainsi la vie passe, la vie passe…
Ainsi la vie passe en tonnes d’heures dégueulasses…
Ainsi la vie passe sans que parfois elle se surpasse.
 
A Lolo. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle