Oh ! ces vieux rêves et ces exils tranquilles et brefs,
Oh ! ses îles comme des fèves et tes reliefs,
Marin foutu, tes bateaux têtus voguent toujours
Et tes monologues rebattus en regardant Harbour,
C’est de l’amour…
Tous les canaux mélancoliques où naviguent d’aise
Les canots un peu comiques jusqu’aux falaises,
Marin s’est tu, ces barques fétus flottent comme les grandes
Bisquines aux contenus de contrebande
Vers l’île des Landes…
La mer de verte aux tons de gris aux flots éthyliques
Semble rougie de plaies ouvertes et synthétiques,
Marin fais-tu le sourd et le têtu si tout ce sang
Dont notre monde est vêtu, s’échoue en blessant
L ’île d’Ouessant…
Oh ! tes vieux rêves et tes ex-îles comme des nefs,
Les chants des cœurs s’y soulèvent si sourds et brefs,
Marin parle, le savais-tu, de ces êtres assidus
Qui portent leurs rêves fétus à la mer suspendue
Sur l’île Perdue…
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