Les gens et le quai,
Le train et les voix,
Quand s’étend le jour
Sous tant d’amour
Mais Kelly s’en va
Au creux du brouillard
Et ne se retourne pas
A l’annonce du départ.
Moi, je m’éloigne
Pendant que les autres
Aux regrets s’empoignent,
Pendant que les autres
Un peu ridicules
Préparent leurs mots
Ronds et silencieux
qu’en vain, ils articulent,
du « je t’aime » à « bientôt »
même quai, même lieu
Et même incrédules.
Refrain.
Les annonces, leurs effets
M’engoncent à m’étouffer…
Les gens et le quai,
Le train et les voix,
Quand s’éteint le jour
Comme meurt l’amour,
Kelly n’est pas là
A sortir du brouillard,
Ne se retournera pas
Dans cet épais buvard.
Alors, je m’éloigne
Pendant que les autres
A l’amour s’empoignent,
Pendant que les autres
Que je trouve ridicules
Préparent leurs mots
Aiguisés au mieux.
Qu’en vain aux particules
De brouillard mes mots
Inutiles au mieux
S’accrochent comme des scrupules.
Refrain.
Les annonces, leurs effets
M’engoncent à m’étouffer…
Les annonces, leurs effets
M’engoncent à m’étouffer…
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