Sur le toit, l’averse et toute sa mélancolie,
L’écoulement de l’eau et le fado de la pluie,
J’écris la nuit où viennent mes fantômes éconduits,
La nuit j’écris puis le jour l’essuie.
Je griffonne de trois heures à cinq heures et demie,
J’imagine la mer, ses bigoudis d’écumes,
Son fichu d’émeri et toutes ses fâcheries,
Tous les vents d’océan qui décoiffent les gens,
J’écris la nuit,
Puis le jour l’essuie…
Mes amis disparus marchent sur le sable lissé,
Me regardent, les sourcils en accents circonflexes,
Il y a des filles sages ou à l’Avery Tex,
Le jour, c’est con et la nuit complexe.
Je griffonne de trois heures à cinq heures et demie,
J’imagine la mer, les vagues et leurs volumes,
Qui ressort tous ces bigoudis introvertis,
Tous les vents d’océan qui recoiffent les gens,
J’écris la nuit,
Puis le jour l’essuie…
Sur le toit, l’averse et toute sa mélancolie,
La pluie passe et s’écoule et son fado s’étend
Sur les images d’un fantôme adolescent,
Le jour est salaud, la nuit serpent,
Je griffonne de trois heures à cinq heures et demie
Et je parle des ombres puis de leur amertume,
Ces fantômes n’ont pas l’âge pour hanter mes nuits
Dans ces vents d’océan qui fait pleurer les gens,
J’écris la nuit,
Puis le jour l’essuie…
J’écris la nuit,
Puis le jour l’essuie…
J’écris la nuit,
Puis le jour l’essuie…
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