mardi 27 septembre 2011

Toute une semaine…

 



Que se passe t’il au cœur des villes ?
Les gens sont  des projectiles,
Perdues la vie, les farandoles
La ville est une camisole…
Oubliés le chant des oiseaux
Les écoles et les préaux
Lundi le quinze au crépuscule
Je changerai de péninsule…

Que se passe t’il au bord des plages ?
Dans nos cœurs aux chavirages
Plus dangereux qu’un paquebot
Sans moteur et sans hublot…
Foutu l’élégant goéland
Sur le Bé de Chateaubriand
Mardi le 16 sous les écumes
Sur ta peau au goût d’agrume…

Je poserais ma porcelaine
Des baisers toute une semaine…

Que se passe t’il dans nos campagnes ?
Perdus le vin et le champagne…
Volés les bouquets de roseau
Dans la mousse du ruisseau…
Si loin nos douces et nos discrètes
Le mercredi, le dix-sept,
Le matin, tu es partie
Sans un mot …un graffiti…

Je suis retourné vers la ville
Avec mes larmes et sa flottille…
Dans les rues de la métropole
Je pense encore à ma créole…
Une rencontre serait fortuite
Je dis jeudi le dix- huit
Chaque matin passe et lassant
Ce monde accablant…

Et je dépose, sur une mondaine,
Des baisers toute une semaine…

Je pars à Honfleur, ça me panse
Sur les pavés, je manque d’aisance…
Mon cœur, c’est une coquille d’œuf
Le vendredi, le dix-neuf…
Au cheval blanc, je te retrouve,
Rue de la Rép’*, je t’approuve,
Bar Parisien, tu me quittes
Ça me fait l’effet d’une amanite…

Et je laisse près d’une fontaine
Les baisers d’une semaine…
 
Vint le samedi, samedi le vingt
Et tes yeux verts, tes cheveux châtains,
Ton sourire teinté de triste
Et tes propos fatalistes…
Ton regard mélancolique
Tes petits seins magnifiques
Est-ce vain le samedi vingt 
Ou est-ce pour la vie enfin… 

J’ai posé sur ma souveraine
Les baisers de mes semaines
Je pose sur ma souveraine
Les baisers de mes semaines.
Je poserai sur ma souveraine
Les baisers de mes semaines…

*République


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