La mer, ce nerf, ce poumon goudronne,
Elle sonne, oh ! tonne,
Mais l’homme est sourd.
La mer d’hier s’écriait, aujourd’hui, elle meurt
Sous la lumière contrariée des bateaux à moteur.
La mer, ce nerf se meurt
Et nous pauvres idiots,
Nous lui faisons la peau.
La mer, ce nerf, pleure et s’époumone
Trop monotone.
Au petit jour,
La mer est morte et plus rien ne bouge
Puis la lumière apporte des vagues rouges.
La mer, ce nerf, est morte
Et nous pauvres idiots,
Nous lui faisions la peau.
La mer, ce nerf, à peine se chiffonne
Plus rien ne la contusionne,
Plus rien et plus personne,
Plus rien dessus, plus rien autour,
La mer d’hier s’écriait puis elle est morte
Sous la lumière qu’aujourd’hui, elle emporte.
La mer, ce nerf, est morte
Et nous pauvres idiots,
Nous lui faisions la peau.
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