De la craie, de la craie,
Des pans tout entiers,
De la craie, une baie,
Me faut-il une falaise pour écrire un seul mot,
Il me faut de la craie de bas en haut.
Mon Arsène, mon Arsène
L’aiguille creuse le papier,
Dans la baie, les alcènes
Font la mer encrier,
Me faut-il une falaise pour écrire un seul mot,
Il me faut de la craie de bas en haut
Et l’aiguille de Belval
Qui étale son ombre
Terrienne et navale…
Me faut-il une falaise pour écrire un seul mot,
Il me faut de la craie de bas en haut.
De la craie, de la craie,
Des roulements à galets,
Et au fond de nos plaies
Couleurs et chevalet,
Me faut-il une falaise pour écrire un seul mot,
Il me faut de la craie de bas en haut.
De la craie, de la craie,
L’aurore et son violet
Cicatrise nos plaies,
Nos âmes et nos reflets.
Me faut-il une falaise pour écrire un seul mot,
Il me faut de la craie de bas en haut.
De la craie, de la craie,
Des pans tout entiers,
De la craie, une baie,
Me faut-il une falaise pour écrire un seul mot,
Il me faut de la craie de bas en haut.
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