Courir derrière le temps,
Ces moments me tranquillisent,
Après les trains transcontinents
Que l’air frais climatise…
Rail, route, ligne,
Les comptoirs, les consignes,
Les secousses aux aiguillages…
Les transports ferroviaires égratignent
Les beaux paysages.
Marcher derrière le temps,
Ces instants me fragilisent,
J’aime les départs imminents,
Les zones de chalandise…
Les avions spacieux
Soulignent les cieux…
Ligne, route, rail,
Sans foyer, sans bercail,
Les secousses de l’atterrissage…
Les vapeurs blanches des zincs entaillent
Comme des pliages.
Les routes crieuses
Soulignent odieuses…
Attendre après le temps
Que tout cela m’humanise
Mais cela m’est si peu immanent,
Sa rémanence traumatise…
Rail, ligne, route,
Le moteur que j’écoute
Et les secousses de mes voyages
Vibrent en moi autant qu’elles m’envoûtent
Comme un présage.
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