mercredi 10 août 2011
Le fusil
On écoute souvent ce qu’il dit
Dans ce monde immonde assourdi
Et pour ouvrir nos têtes engourdis,
Il manie les mots et le fusil.
On écoute souvent ce qu’il dit
Dans ce monde immonde asservi.
Il flotte sur les plus grandes peurs
Des autres, des couleurs et des tueurs
Et pour ouvrir nos yeux de voyeurs,
Il caresse son fusil et ses fleurs.
Il flotte sur les plus grandes peurs
Des autres et de ces admirateurs.
Il parle femmes, enfants et famille,
Pense beaux quartiers et dit bidonville.
Il dit paix en pensant escadrille,
Dit voyous alors qu’ils ne sont que coquilles,
Il parle femmes, enfants et famille
Et nettoie son fusil pour qu’il brille.
Pendant que des vies se cabossent,
Ils astiquent le bois de la crosse…
Où nous mènent les phares de son carrosse ?
Dans ce monde qui se désosse…
Pendant que des vies se cabossent,
Du plus pauvre au plus humble des gosses.
Il subjugue tous les auditoires
Qui reste malgré tout accessoires.
Le monde, la vie, le désespoir,
Il s’en fout comme d’un dépotoir.
Il y a des gens dans l’auditoire
Au bout du fusil…et de son œil noir.
AP. Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire