Ce matin sous le ciel d’étain,
La mer n’est plus le calque
Ou de la lune ou bien de la dernière étoile…
Sous les vents incertains,
La mer, nitrate et talc,
Verte et grise est parfumée au gasoil…
Dans le delta où gît le Niger,
Où se bouchent ses artères…
Oh ! du pétrole, du pétrole
Pour vivre
mais mon cœur
Et ces alvéoles
ne vont pas y survivre
Et je meurs….
Ce matin sous le ciel, l’usure
Des hommes aux voix éteintes
Ou par les larmes ou bien étouffées de colère
Et dans les bariolures
De la mer qu’on teinte
S’efface et sous ces tonnes de matière,
Dans ce delta où gît le Niger,
Se bouchent toutes ces artères…
Oh ! du pétrole, du pétrole
Pour vivre
Mais mon cœur
Et ces alvéoles
Ne vont pas y survivre
Et je meurs…
Et les odeurs s’envolent
Comme les paroles…
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire