Sable et ballon multicolore, légères filles n’égarant jamais le nord
Enfant dans tout ce brouillard bleu, on avance un peu comme on peut
L’amour dedans, les mots au bord quant à peine balbutient leurs corps
On griffonne à la queue leu leu des « je t’aime » à qui en veut…
Plage et filles, plein le corridor, on prend l’amour pour un ressort
Sur leurs jambes aux pas nuageux, on pose l’échelle pour voir le bleu
Émoi dedans et elles dehors qui vont au gré des remords
Elles s’échappent du nœud de ce mouchoir qu’on agitait de désespoir…
REFRAIN
Oh ! tous ces lacets de nos corps
Si délassait plus vite encore
Pour d’autres bras plus talentueux
En esquivant les pas de deux…
Puis la dune se mêle au port, ensable l’îlot et ces trésors
Mûr on agite le sablier qui s’évertue à empoussiérer
Les souvenirs, les souvenirs, les souvenirs, les souvenirs..
Puis nos enfants, ces éclats d’or retrouvent nos balles multicolores
Mais chaque jour aux dépôts bleus de nos couleurs fatiguent un peu…
Oh ! tout lassé, ces fils d’or
On les enlace plus vite encore
Autour de nos enfants heureux
Pour qu’ils esquissent des pas de deux…
Sable d’arène et feintes de corps, le temps produit son effort
Il nous fait des bosses bleues que seul on croit recompter mieux
Puis l’amour en cris s’évapore et tisse ces draps où tu t’endors
Si tes cauchemars sont des aveux, est-ce qu’ils excusent une faute ou deux ?
Oh ! tout se lasse de nos corps
Même si on enlace plus vite encore
Mais quels autres bras seront talentueux
Pour crayonner des pas de deux ? !…
Puis si fatigué notre corps, ce papier fragile se tord
Puis maintenu par un cheveu, le cœur n’a plus qu’un seul adieu
A dire, à dire, à dire, à dire, à dire, à dire, à dire, à dire….
Puis l’amour s’est évaporé inévitablement mais…
Si un jour, je fais des aveux…c’est pour dire une faute ou deux….
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