mercredi 29 juin 2011

Le fado



 

Pour toi la mer chantait le fado
Si triste l’air amenant les mots
Sous la plaque, sous les pointes de lumières
Les papillons se suicidaient sous les réverbères
En dessous, l’homme faible et désinvolte
Prenait ses muscles et son cœur pour des colts
Il disait ; « je suis libre à l’intérieur beau »
Mais était-il libre en ayant besoin de héros?

 
Au loin, le soleil s’étale dans la tirelire, la mer
Fade est la nuit et là-bas les poussières
Brillent comme des beautés fatales…les étoiles sont des revolvers
Un geste, la balle, l’éclair…

 
Pour toi, la peine de son art nouveau
Petite enveloppée comme un cadeau
Sous son film te lézarde et t’amoche
Toi qui avais l’île au cœur comme au fond des poches…

 
Au loin, les couleurs boréales s’étalent en couvercle sur la mer
Fade est l’amour qui entaille comme du verre
Le matin, cette poésie fatale…le jour, c’est comme un revolver
La nuit, la balle, l’éclair..

 
Lointaines les vagues chantent un fado
Et l’air sans goût se trouble de mots
Sous la plaque, sous les pointes de lumière
Seuls les papillons se suicident sous le réverbère…

 
Et le soleil fond derrière la mer
Et loin, si loin, on entend sur la sphère
Pour le cœur, l’amour c’est des volts
Mais le mensonge lui ça reste un colt….

 
Au loin, les couleurs finales, ces cortèges avalés par la mer
Douces s’effacent et sous le réverbère
On entend justement sa rivale, l’humble, la trop humble prière…
Car le silence, c’est un revolver….

Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle

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