Il y a des iris et des traces de pas
Juste à côté d’un banc au pied d’un lilas
C’est un endroit tranquille où l’on prend son temps
Les échos sont en ville ici c’est le printemps…
Il y a des enfants qui après l’école
Se demandent ce qu’indique cette maudite boussole
Ils posent leurs cartables et parlent en souriant..
Le reste de la ville est bien insignifiant…
Puis le vent a soufflé en perdant la raison…
Trop de malentendus blessaient notre horizon…
Les feuilles et les branches désormais sont à terre…
L’oiseau cherche son amour dans tout un conifère…
Il y avait des fleurs et les cris des enfants
Sur les vivaces des papillons hésitants …
les glycines d’orient enroulaient des piliers…
Des roses à bon escient, un « Albéric Barbier » …
Cet endroit est discret et nous est familier
Il est au fond de nous, sauvage ou hospitalier…
Il y avait des fleurs, nous y étions enfants
Il était aussi beau que bouleversant…
Puis le vent a soufflé en perdant la raison…
Trop de malentendus blessaient notre horizon…
Les feuilles et les branches désormais sont à terre…
L’oiseau cherche son amour dans tous les conifères…
Nous y étions enfants et juste après l’école
Nous y cherchions l’amour pour apprendre son vol…
Nous posions sur le banc cartables et fatigue
Nous apprenions l’amour, les filles et les intrigues…
J’en garde l’extrême infini mélancolie…
Son ombre majestueuse recouvre ma vie,
Toutes les pensées bleues Où se mêle l’ancolie
Et enfin les visages que j’oublie…
Puis le vent souffle et je perds la raison
Est-ce un malentendu écrit sur l’horizon ?
Les feuilles de mes cahiers sont à terre…
J’étais un oiseau maintenant je suis père
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